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MOYEN-ORIENT

Exclusif: L'Irak dit que l'armée américaine a des troupes 20,000 en Irak et qu'elle jouit d'une immunité

Des soldats américains se rassemblent pour un briefing lors d'une répétition de patrouille conjointe à Manbij, en Syrie, en novembre 7, 2018. Une assistance continue aux forces partenaires est essentielle pour créer les conditions de la stabilité régionale. La Coalition et ses partenaires restent unis et résolus à empêcher la résurgence d'ISIS et de son idéologie extrémiste violente. (Photo de l'armée américaine par Spc. Zoe Garbarino) (Spc. Zoe Garbarino)
Des soldats américains se rassemblent pour un briefing lors d'une répétition de patrouille conjointe à Manbij, en Syrie, en novembre 7, 2018. Une assistance continue aux forces partenaires est essentielle pour créer les conditions de la stabilité régionale. La Coalition et ses partenaires restent unis et résolus à empêcher la résurgence d'ISIS et de son idéologie extrémiste violente. (Photo de l'armée américaine par Spc. Zoe Garbarino) (Spc. Zoe Garbarino)

Où sont les troupes américaines?

Au milieu de nouvelles informations selon lesquelles les États-Unis d’Amérique rappelaient leurs troupes syriennes à la suite de la décision de la Maison Blanche de vaincre l’Etat islamique, rendant caduque la présence de l’Amérique, des informations font état d’un renforcement militaire dans l’Irak voisin.

Plus tôt ce mois-ci (décembre), le président Donald Trump revendiqué la victoire sur ISIS, tweetant que c'était la "seule raison" pour que les troupes américaines soient là pendant sa présidence. Le ton de Trump était rassurant, mais les experts discutent de l'exactitude d'une telle proclamation car, selon les propres estimations du Pentagone, il reste encore jusqu'à 30,000 militants actifs de l'Etat islamique en Syrie.

Mais si les États-Unis diminuent leur présence sur le Levant, on ne peut pas en dire autant de l'Irak - plus précisément, on n'en parle pas du tout.

Un rapport de la BBC cette fin décembre met la présence militaire américaine en Irak à environ 5,000 hommes et femmes. Ce chiffre est maintenant contesté par de hauts responsables irakiens, avec lesquels j'ai parlé directement.

Ils avancent que sous le gouvernement précédent et sous le commandement direct de l'ancien Premier ministre Haider al Abadi, un excès de troupes américaines de 20,000 serait entré en Irak avec des visas diplomatiques délivrés par le gouvernement.

Alors que l'Irak abrite depuis longtemps plusieurs milliers de bottes américaines, l'immunité diplomatique offerte par de tels visas soulève de sérieuses questions sur sa capacité future à contester d'éventuels abus ou cas de conduite répréhensible.

À la lumière de l'Amérique bilan en matière de crimes de guerreDe plus, plusieurs responsables irakiens, bien que sous le couvert de l'anonymat, se soient montrés furieux de cette nouvelle et de la volonté des administrations américaines subséquentes de contourner la culpabilité en invoquant la «nécessité» et des questions de sécurité nationale pour justifier des «excès».

Au-delà d'une simple question de responsabilité et de souveraineté juridiques, les responsables irakiens craignent qu'un tel développement indique un désir de s'opposer une nouvelle fois à l'Irak contre l'Iran et d'exploiter sa géographie pour étancher la soif de politiciens américains fous d'une nouvelle guerre contre un autre ennemi: l'Iran.

La visite surprise du président Trump en Iraq pendant les vacances de Noël a encore renforcé ces sentiments. Comme l'a noté le parlementaire irakien, Hakim Al Zamili a déclaré dans un entretien avec Al-Jazira: «Il est honteux pour le Premier ministre irakien d'accepter l'invitation de Trump après qu'il se soit moqué du gouvernement irakien. Il est entré subrepticement en Irak sans coordination avec les autorités, sans aucun respect pour la souveraineté de l'Irak. "

Si l’Iraq attache de la valeur à son amitié avec les États-Unis, il est peu probable que Bagdad approuve une attaque directe contre son partenaire géopolitique et son voisin, l’Iran.

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Mots clés:
Catherine Shakdam

Catherine est analyste géopolitique et commentatrice pour le Moyen-Orient, en particulier le Yémen et les pays du Golfe. Elle a été publiée dans plusieurs médias importants, notamment: The Huffington Post, Spoutnik, Citizen Truth, Press TV, The New Eastern Outlook, RT, MintPress, le site Web de l'Ayatollah Khameini, Open Democracy, le Foreign Policy Journal, The Duran, The American Herald Tribune, Katehon et beaucoup d'autres. Éduquée au Royaume-Uni et en France, son expertise et ses recherches sur le Yémen ont été citées à plusieurs reprises par le Conseil de sécurité des Nations Unies depuis 2011.

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