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MOYEN-ORIENT

L'Allemagne tiendra une réunion des quatre nations sur la Syrie, à quoi s'attendre?

photo de Angela Merkel
Angela Merkel a annoncé que l'Allemagne accueillerait la Turquie, la Russie et la France en octobre pour discuter de la Syrie. Image via Pixabay.

Un sommet de quatre pays en Allemagne réglera-t-il la crise actuelle dans la province syrienne d'Idlib et les groupes rebelles respecteront-ils une "zone tampon"?

La chancelière allemande Angela Merkel envisage de tenir une réunion avec les présidents turc, russe et français à propos de la dernière situation en Syrie déchirée par la guerre en octobre. La chancelière a déclaré que les pourparlers étaient très urgents compte tenu des récents combats dans la province d'Idlib contrôlée par les rebelles.

«Nous sommes favorables à une réunion à quatre avec les présidents turc, russe et français et avec moi-même, car la situation (en Syrie) est toujours fragile. Notre objectif est de le faire au mois d’octobre » Merkel a dit après avoir rencontré son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Berlin vendredi dernier.

Erdogan avait laissé entendre qu'il organiserait un sommet multipartite pour discuter de la Syrie, qui devait se tenir le mois de septembre prochain à Istanbul. Erdogan voulait inviter les Russes Vladimir Poutine, français Emmanuel Macron et Merkel elle-même, mais la réunion n'a jamais eu lieu.

Récemment, la Turquie, qui soutient les rebelles syriens depuis 2016, a eu d’intenses discussions avec la Russie et l’Iran dans l’espoir de mettre fin à l’effusion de sang en Syrie. La Russie et la Turquie ont également eu des entretiens à Sotchi en septembre 17. Lors du sommet, les deux ont convenu de créer une zone tampon à Idlib, destinée à mettre fin aux affrontements militaires.

De l'autre côté, la Syrie a reçu le soutien militaire de l'Iran et de la Russie. Ils ont accepté de ne pas attaquer et de saisir Idlib. Idlib est la dernière frontière pour les rebelles qui se battent depuis sept ans pour renverser le président syrien en exercice, Bachar Al-Assad.

L'accord Russie-Turquie a été approuvé à la suite des avertissements internationaux qu'une attaque militaire déclencherait un bain de sang dévastateur à Idlib, qui compte une population totale de trois millions d'habitants.

Les négociations précédentes entre les trois nations n'ont pas abouti à un accord

Au cours de la deuxième semaine de septembre, l'Iran a organisé un sommet réunissant trois pays, auquel ont participé le président Hassan Rouhani et ses homologues russe et français, Poutine et Erdogan, dans l'espoir de trouver une solution à Idlib.

Le sommet n'a pas abouti à un accord sur un cessez-le-feu. Erdogan a soutenu une solution de cessez-le-feu, affirmant que ce serait la victoire du sommet. La poursuite du combat à Idlib obligera les Syriens à se réfugier dans d'autres pays comme la Turquie, qui a accueilli environ trois millions de réfugiés syriens depuis le début de la guerre à 2011.

Cependant, l'appel à la trêve d'Erdogan n'a pas été accueilli favorablement par Poutine et Rouhani. Le dirigeant russe a affirmé que le cessez-le-feu ne serait d'aucune utilité puisqu'il ne concernait pas de groupes militants qualifiés de terroristes.

Pourquoi Idlib est-il important?

Idlib est une province située près de la ville frontalière turque de Hatay et abrite un million de Syriens de 3. Les groupes rebelles contrôlent la région depuis 2015.

Du point de vue de la Syrie, Idlib est comme une porte ouverte sur la Méditerranée et est proche de Lattaquié, où se trouve la base aérienne de la Russie qui est considérée comme le fort d'Assad.

Idlib partage près de 130 kilomètres de frontière avec la Turquie, qui craint que le conflit ne dégénère ne provoque une nouvelle vague de migration. La Turquie a reçu plus de 3.5 millions de réfugiés syriens et fait de son mieux pour maintenir une trêve dans la région.

Les groupes rebelles vont-ils se rendre?

Une attaque sur Idlib pourrait forcer davantage de Syriens à fuir le pays et aggraver la crise humanitaire. Failaq al-Sham, l'une des factions rebelles soutenues par la Turquie dans le nord de la Syrie, a déclaré qu'elle ne se retirerait pas des lignes de front de la zone tampon créée par l'accord russo-turc. L'annonce du groupe intervient quelques heures après que l'Observatoire syrien des droits de l'homme ait annoncé que Failaq al-Sham avait déjà commencé à se retirer de la zone.

«Nous laisserons dans cette zone tampon tout ce qui est nécessaire pour repousser toute trahison ou toute agression telle que des armes anti-blindés», le groupe a dit.

La zone tampon devrait être mise en place d'ici octobre 15, aura une profondeur de 15-20 et sera installé le long du front existant entre les forces rebelles et les forces gouvernementales syriennes. Les troupes russes et turques surveilleront la zone pour s’assurer que tous les groupes rebelles quitteront la région d’ici la mi-octobre.

Tahrir al-Sham, le principal groupe rebelle en Syrie, n'a pas encore annoncé sa décision quant à l'acceptation ou non de la nouvelle zone tampon.

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Yasmeen Rasidi

Yasmeen est un écrivain et diplômé en sciences politiques de l'Université nationale de Jakarta. Elle couvre une variété de sujets pour Citizen Truth, notamment la région Asie-Pacifique, les conflits internationaux et la liberté de la presse. Yasmeen avait déjà travaillé pour Xinhua Indonesia et GeoStrategist. Elle écrit de Jakarta, en Indonésie.

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6 Commentaires

  1. Martin D Regis 1 octobre 2018

    Rien

    Répondre
  2. John Grier 1 octobre 2018

    Vous ne pouvez vous attendre à rien de bon des Blancs qui traitent avec des Noirs. Les Blancs sont des enfants de l'ennemi de Dieu. Ils sont donc l'ennemi des Noirs.

    Répondre
  3. Gail Ladella 6 octobre 2018

    Rien

    Répondre
  4. Milwaukee Mob 6 octobre 2018

    Rien

    Répondre
  5. Irene Quinn 7 octobre 2018

    Ce sera mieux qu'une réunion d'atout

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  6. Carreen Randy Guglielmino 7 octobre 2018

    Menteur ou idiot ou peut-être les deux

    Répondre

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